Ma pratique se concentre sur l’expérimentation liée à l’image. En tant que graphiste, j’explore les assemblages entre image et texte pour partager un regard attentif sur mon environnement, un territoire, un moment. Je porte un intérêt particulier aux échanges avec le public. Mes images sont des supports de discussions, des pretextes pour aller vers les autres, être en mouvement, partager une trajectoire, un voyage.

À travers des points de vue sur le paysage urbain ou rural, des instantanés d’actions, des arrêts sur images, qu’ils soient réels ou fictifs, photographiés ou dessinés, commentés ou bruts, je m’intéresse à la manière dont les individus habitent le monde.

Ma curiosité me porte vers l’observation des points de vue, mon goût pour la composition vers leur représentation. Ma pratique du graphisme me donne l’opportunité de travailler régulièrement en collaboration 
et j’ai développé un intérêt particulier pour les problématiques de diffusion, comme autant d’énigmes à résoudre. J’envisage la création graphique comme une manière de rendre visible et lisible les idées.

Je fais partie du collectif  j’aime beaucoup ce que vous faites.

“Imaginé par deux graphistes, Ludivine Mabire et Antoine Giard, le collectif j’aime beaucoup ce que vous faites existe depuis 2011. Nicolas Villeroy, créateur numérique et Alexis Debeuf, plasticien, rejoignent ensuite l’équipe et ouvrent de nouveaux terrains de jeux.

Nos activités sont multiples : création graphique et conception d’objets numériques, expérimentations liées aux arts visuels (édition et estampes), résidences de création, workshops, enseignement. 
Aujourd’hui, nous occupons une grande maison* dans le centre ville de Caen. C’est à la fois notre lieu de travail, le quartier général de notre communauté d’idée, et un espace d’accueil pour les initiatives artistiques amies. Ainsi, nous mutualisons matériels, ressources et réflexions. 
Ce contexte d’émulation nous permet d’être en contact avec une grande diversité de pratiques artistiques et processus créatifs (architectes, danseurs, auteurs, vidéastes, musiciens…) 
Ces rencontres nous permettent de développer un ancrage important dans la vie culturelle et artistique locale. 
S’appuyant sur ces multiples expériences, le collectif continue de mener un travail de recherche et d’expérimentation.”

*La grande maison nous est mise à disposition sous forme de mécénat par la société IP2, jusqu’à sa destruction programmée en 2016.